3maquette cd chy honolulu 1a cd 8 03 19Enregistré au Studio Honolulu au Havre, notre 4ème CD, "Escales & Grand Large" se compose de quatorze titres. Tous issus de notre répertoire constitué de chants de marins traditionnels et de quelques compositions ou de poèmes. Ils évoquent la mer au travers des chants de manoeuvre, chants à hisser, à danser, à virer, mais également de chants qui parlent de ces hommes et femmes qui vivent de la mer.

Le choix de notre répertoire s'inscrit dans une volonté de promouvoir ces chants qui font partis de notre culture maritime, que nous portons par nos voix, harmonisés par Alain François LEMARCHAND.

Nous tenons à remercier la Municipalité de la ville d'Yport, l'association "les Amarres", Olivier LECOEUR ingénieur du son des studios Honolulu, philippe DONY pour l'élaboration et la réalisation graphique de la pochette du CD et les ayant droits des titres enregistrés, plus particulièrement :

Les EDITIONS KELTIA MUSIQUE AIRS pour leur aimable autorisation d'enregistrement concernant le titre de Michel TONNERRE "Quinze Marins".

Les EDITIONS FORTIN Editions Musicales ARMIANE pour leur aimable autorisation d'enregistrement concernant le titre "Cruelle Berceuse" de Théodore BOTREL .

Les EDITIONS MUSICALES DJANIK pour leur aimable autorisation d'enregistrement concernant le titre "Surcouf" paroles de Noël ROUX et musique Georges GARVARENTZ

Titres et Paroles des chants

    1- Nous marins de Terre-Neuve - 3'20  Auteur/Compositeur : LE MAHO Benjamin      Harmonisation : LEMARCHAND Alain

Composé par Benjamin LE MAHO, ce chant fait parti du spectacle qu'il a consacré à la pêche à Terre Neuve et pour lequel il a sollicité la participation du Chœur d’Hommes d’Yport. Nous le remercions pour cette composition et de nous avoir permis son enregistrement.

    2- Les filles d'Yport - 1'38  Traditionnel/Harmonisation : LEMARCHAND Alain

Chant ancien, fruit d’un travail de collectage dans la région d’Yport, à  Vaucottes 76400 Saint Léonard vers 1840 par M. Guest Simon  (fermier et "maître baigneur"). Il a été édité vers 1880 par M. Moullé ‌. A l'origine ce chant comprend quatre couplets. un autre couplet a été composé par le Choeur d'Hommes d'Yport, mais ne figure pas sur cet enregistrement.

    3- Sa compagne c'est la mer - 3'34   Auteur/Compositeur/Harmonisation : LEMARCHAND Alain

Chant de mer, composé et harmonisé par Alain François pour le Choeur d'Hommes d'Yport.

    4- Chant des Terre-neuvas -   2'33  Auteur/Compositeur : RECHER Joseph-Eugène   Harmonisation : LEMARCHAND Alain

Paroles recueillies dans le livre du capitaine de pêche Jean Recher « Le Grand métier » relatant les dures conditions de travail de la pêche à la morue sur les bancs de Terre Neuve.

    5- Califournie -   2'32  Traditionnel/Harmonisation : LEMARCHAND Alain

Chant qui est tiré du disque "Belles dormez-vous" que des jeunes étudiants ont collecté auprès des personnes âgées au Québec et que nous avons découvert lors de leur venue en mai 2007.

    6- Penn sardin -  4'08  Auteur : MICHEL Claude - Compositeur : DOVILLIERS Jean-Pierre  Harmonisation : LEMARCHAND Alain

Dans les années 1920, les sardinières de Douarnenez se sont mises en grève pour réclamer de meilleures conditions de travail et un salaire décent. Elles manifestaient leur colère en faisant claquer leurs sabots dans les rues et sur la porte de la maison de leur patron.

Claude MICHEL a accompagné de jeunes écoliers pour l’écriture de ce texte et Jean Pierre Dovilliers en a écrit la musique.

    7- Anita - 3'48  Auteur/Compositeur/Harmonisation : LEMARCHAND Alain

Anita Conti, océanographe réputée, est la seule femme à avoir vécu le "Grand Métier" au sein d’un équipage exclusivement composé d’hommes. Charles HAULE dit "Charlot", marin embarqué sur le « Bois Rosé » nous a raconté cette campagne de pêche peu ordinaire, où la présence d’une femme est venue perturber les habitudes de "vieux garçons".

    8- Marie-Jeanne Gabrielle - 5'06  Auteur/Compositeur : CAPART Louis  Harmonisation : LEMARCHAND Alain

Louis Capart a composé cette chanson en hommage à sa mère. Il évoque la dure vie des femmes sur l'ile de sein, en l'absence des hommes qui ont rejoint les forces libres du Général De gaulle en 1940.

    9- Quinze marins - 2'50  Auteur/Compositeur : TONERRE Michel  Harmonisation : LEMARCHAND Alain

Au temps des bateaux à voile, lorsqu’un marin décédait à bord, son corps était jeté à la mer sous les yeux des membres de l’équipage qui le saluaient, un verre de rhum à la main et en se partageant ses affaires rangées dans son "bahut".

  10- Cruelle Berceuse - 3'08  Auteur: BOTREL Théodore  Compositeur : COLOMB Jules  Harmonisation : LEMARCHAND Alain

La vie des femmes de pêcheurs était faite de peur, d’attente, de responsabilités et de disparitions en mer. Qui dira leur courage face à l’adversité ?

  11- La Margot - 2'40  Traditionnel/Harmonisation : LEMARCHAND Alain

Chant de travail (à virer au cabestan ), chant à répondre
 

  12- La Bordelaise - 2'28  Traditionnel/Harmonisation : LEMARCHAND Alain

Chant de travail traditionnel (à déhaler) bien connu à Fécamp et dans le Finistère . C'est également un chant à danser, il est structuré comme les chants à répondre "main sur main"

  13- Surcouf - 2'17  Auteur : ROUX Noël - Compositeur : GARVARENTZ Georges  Harmonisation : LEMARCHAND Alain

Chant de gloire rendue à la gloire de ce vaillant corsaire de Saint Malo.

  14- Océano Nox - 7'09  Auteur : HUGO Victor  Compositeur : STORA Jean-Pierre  Harmonisation : LEMARCHAND Alain

Célèbre poème de Victor Hugo mis en musique par le compositeur Jean Pierre Stora et aimablement mis à disposition du Chœur d’Hommes d’Yport. Qu’il en soit remercié.

 

Alain François Lemarchand a réalisé l’harmonisation de ces chants et assuré leur accompagnement, au piano et à la guitare et Jean Jacques Deviosse à l’harmonica.

 

1- Nous marins de Terre-Neuve - 3'20

     

      1 -   A tous mes amis je lève mon verre

Gloire aux marins qui pêchent en ces mers.

On en sale des tonnes de cette belle morue

Saint Pierre et Miquelon nous sommes revenus.

Il faut pas me blâmer, d’aimer boire un coup

J’ai passé des heures à bosser comme un fou.

De la glace sur ma barbe, dans mes bottes de l’eau

J’ai bien mérité un canon de Pernod !

 

Refrain

       Nous Marins de Terre-Neuve

       Fêtons notre repos

       Remplis nos verres cousin de Saint Pierre

       Avant qu’on retourne au boulot.

       Nous Marins de Terre-Neuve

       Sommes fiers de notre rafiot

       Mais pour le moment on boit en chantant

       Y’a rien de plus beau.

 

      2 - Ca fait bien deux mois que j’ai quitté Fécamp

Que j’ai pas vu la terre et pris du bon temps.

              J’apprécie les formes des belles femmes d’ici

Ca me fait rêver qu’y en ait une qui me sourit.

Quand on est matelot, on ne roule pas sur l’or

Mais un verre de goutte ça nous réchauffe le corps

Je veux bien dépenser, mon peu de deniers

Faut bien prendre des forces pour une autre traversée.

 

Refrain

 

       3 - Je voudrais bien rester dans ce petit bistrot

Boire jusqu’à l’aube même si c’est trop

Mais voilà demain c’est déjà le grand départ :

« Tous à vos postes, larguez les amarres ! »

Tout ça c’est ma vie, celle que j’ai choisie

Partir de longs mois et pêcher par ici

J’aime bien trop la mer, qu’est ce que je peux y faire

Si moi je me sens mieux sur les eaux que sur la terre

 

    Refrain

 

     2- Les filles d'Yport - 1'38

 

       1 -  C'est à Yport ce joli bourg, il y a des filles tout alentour

                 Il y en a des petites et des grandes

                Qui voudraient bien se marier, personne ne les demande.

        2 - Chaque dimanche après dîner,toutes les filles sont rassemblées

        Elles ont été tout droit au presbytère

        Demander à Monsieur l'curé d'publier leur affaire.

3 - Monsieur l'curé na pas manqué, l'affaire d'une fille a publié

       Accourez tous jeunes garçons en bande

       Car ce sont les filles d'Yport, qui veul' qu'on les demande.

       4 - Tous les garçons ont répondu: "de ces filles là j'n'en voulons plus

               " Elles ont toutes des amants en cachette,

              "Elles vont à la belle étoile pour faire la causette.

5 - Les gars d'Yport rêvent nuit et jour, de fille à qui faire l'amour

       Qui soyent vaillantes et qu'ayent de belles gambettes

       Mais pou cha faut qui pèquent vraiment, pu d'congres et de roussettes.

Final

     C'est à Yport ce joli bourg

     Il y a des filles qui meurent d'amour.

 

3- Sa compagne c'est la mer - 3'34

 

    1 -  La visière vers le large il regarde

             Ses lunettes mouillées c'est le vent

             Le vieux marin, tous les matins

            Affronte toujours, la pluie et brouillard

            Fouler le galet c'est sa vie maintenant

            Sa compagne c'est la mer (bis)

            Henri c'était le mécano, peut-êtr' buvait il un peu trop

            Germain, Marcel lui emboîtaient le pas

            Sur le pont, il fallait bien tenir

            La grande pêche c'était comm' ça

 

   2 -  Chaque matin il achète son journal

            Les gros titres les nouvelles du canton

            Le vieux marin, tous les matins

            Page des décès lit les avis

            Il a tellement peur d'y trouver un ami

            Sa famille c'est la mer (bis)

            Gustave c'était le cuisinier, lui ne s'est jamais marié

            Le gogotier c'est le roi des papas

            N'a pas vu ses enfants grandir

            La grande pêche c'était comm'çà

 

  3 - Sur les murs de la salle des photos, chalutiers, des voiliers, des bateaux

         Le vieux marin, tous les matins

         Regarde, se rappelle c'est son histoire

       Il a gardé tous ses couteaux dans l'tiroir

         Ses souvenirs c'est la mer (bis)

         André c'était un vrai saleur, marin il savait bien chanter

         Y'avait victor, un sacré vrai dragueur

         A st-Pierre, il faisait un malheur

         La grande pêche c'était comme ça (bis)

 

4- Chant des Terre-neuvas -   2'33

 

  1 - L'hiver pendant la morte saison on voit se promener, sur le quai les patrons

          Ils nous demandent "veux-tu que je t'engage, pour ton travail tu auras de bons gages

          Tu gagneras beaucoup d'pognon, si nous avons la chance de pêcher du poisson"

  2 - Le jour du départ arrivé, on voit les matelots arriver sur le quai

           Les adieux il faut les faire bien vite, car l'captain dit " je fais l'appel de suite"

           "Vous répondrez par votre nom, allons dépêchez-vous, embarquez les garçons"

  3 - Arrivés au milieu des j'tées, le capitaine nous dit " va falloir saluer"

           Il nous envoie, le drapeau tricolore et par trois fois, les couleurs on arbore

           C'est la chapelle que nous saluons, pour revenir en bonne, santé à la maison

  4 - Passant le travers de Grainval, l'patron dit on approche, de mon pays natal

           Sur le rivage mouchoirs et gens s'agitent, ils se dépêchent car on passe si vite

           Qu'on disparaît à l'horizon et c'est le coeur bien gros, qu'ils rent'à la maison

  5 - Quant on part au mois d'février, on ne peut jamais faire, une bonne traversée

          Dans l'océan on attrape de la brise, près de Terre-neuve on voit de grandes banquises

          On veut traverser les glaçons mais on se trouve cerné, dans une sale position

  6 - En arrivant sur le grand banc, le bateau est gelé de l'arrière à l'avant

           Faute de beau temps, pour que tout c'la dégèle, les matelots à la pioche à la pelle

           Essaient de déblayer le pont chacun de son côté, sous les yeux du second

      Final

       Tu gagneras beaucoup d'pognon si nous avons la chance, de pêcher du poisson.

 

5- Califournie -   2'32

 

  1 - Je suis sur mon départ pour changer de pays

          J'entrepends le voyage de la Califournie

         Adieu père adieu mère adieu soeur et amis

         J'entreprends un voyage de chagrin et d'ennui

  2 - Dans un pays sauvage y'a fallu s'en aller

           Vers un si long voyage on n'ose en parler

           Si dieu vient à mon aide j'espère que dans deux ans

           Mon retour du voyage y voir mes bons parents

  3 - Ils m'ont offert de l'or, de l'or florissant

  Moi qui était encore jeune, j'aimais encore l'argent

  On naît que dans ce monde, pour chercher des trésors

  Souvent dans les voyages, on ne trouve que la mort

  4 - Sur un vaisseau de guerre, y'a fallu s'embarquer

  Surpris par la tempête, y'a failli s'y noyer

  Ca la bien causé d'la peine à tous mes bons parents

  Mais bien plus de misère, à tous mes bons parents

 

6- Penn sardin -  4'08

 

     Refrain 1

Pam pam, bruit d'leurs sabots, voilà les ouvrières d'usine

Pam pam, bruit d'leurs sabots, voilà les Penn' Sardin

Voilà qu'arrivent les Penn ' Sardin

  1  - Il fait encore nuit, elles sortent et frissonnent

        Le bruit de leur pas dans la rue résonne

Refrain 1

    2 - A dix ou douze ans, sont encor' gamines

     Mais déjà pourtant elles entr' à l'usine

Refrain 1

  3 - Du matin au soir, nettoient les sardines

      Et puis les font frire, dans de grandes bassines

 Refrain 1

  4 - Tant qu'il y a du poisson il faut bien s'y faire

      Il faut travailler, il n'y a pas d'horaire

Refrain 1

  5 - A bout de fatigue, pour n'pas s'endormir

     Elles chantent en coeur, il faut bien tenir

Refrain 1

  6 - Malgré leur travail, n'ont guère de salaire

      Et bien trop souvent vivent dans la misère

Refrain 1

  7 - Un jour toutes ensemble ces femmes se lèvent

      A plusieurs milliers elles se mettent en grève

Refrain 2

      Pam Pam claquent leurs sabots, écoutez gronder leur colère

      Pam Pam claquent leurs sabots, la grève des sardinières

      C’est la grève des sardinières.

  8 - Après six semaines toutes les sardinières

      Ont gagné respect et meilleur salaire

Refrain 2

  9 - Dans la ville rouge, on est solidaire

      Et de leur victoire les femmes sont fières

Refrain 2

  10 - A Douarnenez et depuis ce temps

        Rien ne sera plus jamais comme avant

Fin

Pam Pam bruit d’leurs sabots, c’en est fini de leur colère

Pam Pam bruit d’leurs sabots, victoire des sardinières

C’est la victoire des sardinières !

 

7- Anita - 3'48

 

  1 - T'en souviens tu mon vieux Charlot

       J'crois bien qu' c'était sur l' "Bois Rosé"

       La première fois qu'un matelot

      Une femme avec nous embarquée

      Nous les braillards, nous les geulards

      On osait plus la ramener

      Une femme à bord, comme c'est bizarre

      Fallait réapprendre à parler

  2 - C'était j'crois bien en cinquante deux

        Elle était d'bout en même temps que nous

       Un fichu nouait ses cheveux

       Avec des bottes, les mêmes que nous

       Elle nous disait des mots très gentils

       Voulait tout connaître du grand banc

       On s'efforçait d'plus dir'conneries

       Une femme à bord, comme c'est gênant

  3 - Ah j'me souviens c'fameux matin

        Quand l'capitaine s'est écrié

       "T'nez la à un elle s'fout à l'eau"

       Je dois dire que t'avais pas l'air malin

       Sans toi elle s'rait foutue à l'eau

      J'te vois encore pour l'agripper

      Tu osais à peine la toucher

      Tu t'es bien démerdé Charlot !

  4 - Tu te souviens, c'est à st-Jean

        Le plein d'mazout qu'il fallait faire

        On avait'y pas l'air manant

        Quant on la vue mettre le pied à terre

        Une petite jupe elle avait mise

        On était tous là comme des cons !

        Les forts en gueule anéantis

        Médusés devant cette apparition

  5 - Elle gribouillait sur son cahier

       Elle nous en faisait des photos

       Dans la mâture allait filmer

       Bavachait entre tous les matelots

       Partout elle était à la fois

       Ne craignant ni l'eau ni le vent

       On est célèbr'maintenant je crois

       Merci Anita quel bon temps !

 

8- Marie-Jeanne Gabrielle - 5'06

 

   Refrain

    Marie-Jeanne Gabrielle entre la mer et le ciel

    Battue par tous les vents, au ras de l'océan, ton pays s'est endormi

    Sur de belles légendes, illuminant son histoire

    Gravées dans la mémoire des femmes qui attendent les marins d'Ile de Sein

 

   1- Raconte nous, l'enfant que tu étais, courant du sable fin aux galets

         Parle nous de ces jeunes gens, sautant les feux de la Saint-Jean

        On pouvait croire aux paradis, en ce pays

        Chante nous si tu t'en souviens, pour passer le Raz de Sein

        Le cantique à Sainte-Marie, qu'on ne chante qu'ici

 

Refrain

 

  2 - La peine l'ennui, de l'automne à l'été, on vit qu'au rythme des marées

         De la naissance au grand sommeil, règne le flambeau de la vieille

         On mêle la canelle au parfum des chandelles

         On dira pour embarrasser la mort : "joie aux trépassés"

         Car sur cette terre fidèle, les âmes vont au ciel

 

Refrain

 

  3 - Quand l'jour s'achève au-dessus de la grève, sur la pierre écorchée de l'île

         On croit voir au fond de la brume, comme des feux que l'on allume,

         Ou la pierre ensorcelée qui apparaît

       Menaçante elle vient jeter la peur sur les naufragés

         Et le noir habille la vie, des femmes du pays

 

Refrain

  4 - La vie a changé, sur le trop court chemin, du Neroth jusqu'à Saint-Corentin

         On ne reste plus très longtemps, isolés de notre continent

         Même les anciens ne reviennent qu'au printemps

         Et la mer a tourné le dos, aux pêcheurs des temps nouveaux

        Elle entraînera les marins, loin de l'ile de sein

 

Fin

Marie Jeanne Gabrielle entre la mer et le ciel

Battu par tous les vents au ras de l’océan ton pays s’est endormi.

Il garde son histoire au plus profond des mémoires et l’on dit à Paris

Qu’il est beau le pays des marins d’île de Sein !

 

9- Quinze marins - 2'50

 

Refrain

Quinze marins sur le bahut du mort, hop là haut une bouteille de rhum

A boire et le diable avait réglé leur sort, hop là haut une bouteille de rhum

  1 - Long John Silver a pris le commandement, des marins et vogue la galère

         Il tient ses hommes comme il tient le vent,

         Tout le monde a peur de Long John Silver

Refrain

  2 - C'est Bill le second du corsaire, le capitaine Smith en colère

         Qu'est revenu du royaume des morts,

         Pour hanter la cache au trésor

Refrain

  3 - Essaie un peu de me contrecarrer et tu iras où d'autres sont allés

         Quelques uns aux vergues, quelques uns par dessus bord

         Tout le monde pour nourrir les poissons d'abord

Refrain

  4 - Nous finirons par danser la gigue, la corde au cou aux quais  des pendus

          Toi John Forest et toi John Mézigue

          Près du gibet j'en ai le cou tordu

Final

Tant qu'y a du rhum, oh là haut matelots

Une quinzaine de bonshommes à mener le bateau

Je bois mon verre à ta santé, bois ton verre à ma santé

Trinque mon gars, trinque donc mon gars

Un équipage scellé au rhum, scellé au rhum (bis)

 

10- Cruelle Berceuse - 3'08

 

  1 - La pauvre veuve en sa chaumière, à son petit chantait tout bas

         Le flot déjà a pris ton frère, il l'aimait trop, ne l'aime pas

         Berce disait la mère perverse, serre le bien dans tes deux bras

         Berce, berce, berce ton gars (bis)

  2 - Lorsque la mère était très douce, le petit gars lui murmurait

          Espère un peu je serais mousse, dès mes dix ans je partirai

         Rêve disait le vent de grève, rêve au beau jour où tu fuira

         Rêve, rêve, rêve mon gars (bis)

  3 - Lorsque la mère était mauvaise, le petit gars à demi nu

        Chantait debout sur la falaise, le front tourné vers l'inconnu

        Chante disait la mer méchante, chante aussi fort que tu pourras

        Chante, chante, chante mon gars (bis)

  4 - Un jour enfin, la pauvre veuve, a vu partir son dernier né

          Sans est allé jusqu'à Terre-Neuve, comme jadis son frère aîné

          Danse le flot roule en cadence, jusqu'à ta mort tu danseras

          Danse, danse, danse mon gars (bis)

  5 - Son gars parti, la pauvre femme, l'espère en vain depuis un an

         En maudissant la mer infâme qui lui répond en ricanant

         Pleure, gémis, hurle à cette heure, j'ai mieux que toi serrer ses bras

         Pleure, pleure, pleure tes gars (bis)

 

11- La Margot - 2'40

 

  1 - C'est Margot qu'est venue Biribi, un joli p'tit navire

          Et c'est moi qui suis Biribi, le cap'taine qui le vire 

          C'est mes mains qui sont, de belles façon, les gabiers d'empointure

 

Refrain

Ho hisse et oh, tire larigot

Hourra, pour la margot !

  2 - C'est Margot qu'est venue Biribi, une jolie p'tite église

          Et c'est moi qui suis Biribi, le recteur qui Baptise

          C'est mes mains qui sont, de belles façons, les donneurs d'eau bénite

Refrain

 

  3 - C'est Margot qu'est venue Biribi, une jolie p'tit'auberge

          Et c'est moi qui suis Biribi, le patron qui s'goberge

          C'est mes mains qui sont, de belles façon, les servantes qui caressent

Refrain

  4 - C'est Margot qu'est venue Biribi, la reine de l'empire

           Et c'est moi qui suis Biribi, le roi qu'elle soupire

           C'est mes mains qui sont, de belles façon, les pages qui lèvent sa jupe

Refrain

  5 - C'est Margot qu'est venue Biribi, mes Louis et mes Pistoles

          Et si c'est moi qu'aurai Biribi, choper la vérole

          C'est mes mains qui sont, de belles façon, un collier pour sa gorge

Refrain

Ho hisse et oh, tire larigot

Hourra, pour la margot !

 

12- La Bordelaise - 2'28

 

  1 - A vous les jeunes gens, qui allez voir les filles (bis)

         Ne faites pas comme moi, quand j'allais voir la mienne là

         La Bordelaise là, la jolie Bordelaise

  2 - Je fis dresser un bal, pour danser avec elle (bis)

          Quand le bal fut fini, que la soirée fut faite là

          La Bordelaise là, la jolie Bordelaise

 

  3 - Je la pris par la main, pour la conduire chez elle (bis)

          Je l'assois sur un banc et moi à côté d'elle là

          La Bordelaise là, la jolie Bordelaise

  4 - Je lui es demandé "qui est votre amant, la belle ? " (bis)

          Elle en fut tant gênée, qu'elle ne sut me répondre là

          La Bordelaise là, la jolie Bordelaise

  5 - Son frère qui était là, ma répondu pour elle (bis)

          "Ma soeur n'a pas d'amant, Monsieur voulez-vous l'être là ? "

           La Bordelaise là, la jolie Bordelaise

  6 - "Si je suis son amant, elle sera ma maîtresse"  (bis)

           "Le cadeau que je lui ferai, en vaudra bien la peine là"

            La Bordelaise là, la jolie Bordelaise

  7 - Cinq six mètre de ruban et autant de dentelle (bis)

          Le ruban servira, pour mettre à sa jarretière là

          La Bordelaise là, la jolie Bordelaise

8 - La dentelle servira, pour mettre à sa chemise (bis)

        Et si son père veut bien, l'emmènerai à l'église là

        La Bordelaise là, la jolie Bordelaise

        La Bordelaise là. La jolie Bordelaise

 

13- Surcouf - 2'17

 

  1 - Surcouf le temps est beau, vent dans les voiles, claque la toile

          Le jour est déjà haut, sur les remparts de Saint-Malo

          Port-Louis est déjà loin, dans dix semaines y s'rons à peine

          Pourtant faut bel et bien, sur les anglais mettre la main

          Cap sur les indes et bravons le ciel et l'enfer

          La vraie patrie d'un corsaire c'est la mer

 

Refrain

Surcouf, tous les corsaires sont là

Pour sur que les Anglais ne t'aimes pas

"A l'abordage, pas de quartier, putain d'Anglais, ziguouillons les"

Nous briserons tous leurs assauts, nous brûlerons tous leurs vaisseaux

Et merde pour le roi d'Angleterre, qui nous a déclaré la guerre !

 

  2 - Morbleu nous les tenons, l'affaire est sûre, forçons l'allure

          Hissez le pavillon, frégate Anglaise à l'horizon

         Au premier coup d'canon, c'est l'abordage, c'est le carnage

         A nous la cargaison et les Anglais tous moribonds

         Poignards aux dents, pistolets, sabres en avant

         Quand on se bat, on se bat jusqu'au sang

 

Refrain

 

  3 - Combien de matelots, fou de courage, hurlant de rage

          Sont morts comme des héros, qu'on s'en souvienne à Saint Malo

          Combien de prisonnier avons pu faire c'est un mystère

          Pour dire la vérité, on n'a jamais pu les compter

          Gloire à Surcouf et salut à tous les maloins

          La mer est belle, le pays n'est pas loin

 

Refrain

Surcouf, tous les corsaires sont là

Pour sur que les Anglais ne t'oublierons pas

"A l'abordage, pas de quartier, putain d'Anglais, ziguouillons les"

On a brisé tous leurs assauts, on a brûlé tous leurs vaisseaux

Et merde pour le roi d'Angleterre, qui ne nous fera plus la guerre !

 

14- Océano Nox - 7'09

 

 

        O combien de marins, combien de capitaines

          Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines

          Dans ce morne horizon se sont évanouis !

          Combien ont disparu, dure et triste fortune !

          Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,

          Dans l’aveugle océan à jamais enfouis.

 

          Combien de patrons morts avec leurs équipages !

          L’ouragan de leur vie a pris toutes les pages

          Et d’un souffle il a tout dispersé sur les flots !

          Nul ne saura leur fin dans l’abîme plongée.

          Chaque vague en passant d’un butin s’est chargée ;

          L’une a saisi l’esquif, l’autre les matelots !

 

          Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues !

          Vous roulez à travers les sombres étendues,

          Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus.

          Oh ! que de vieux parents qui n’avaient plus qu’un rêve,

          Sont morts en attendant tous les jours sur la grève,

          Ceux qui ne sont pas revenus !

 

          On s’entretient de vous parfois dans les veillées.

          Maint joyeux cercle assis sur des ancres rouillées

          Mêle encore quelques temps vos noms d’ombre couverts

          Aux rires, aux refrains, aux récits d’aventures,

          Aux baisers qu’on dérobe à vos belles futures,

          Tandis que vous dormez dans les goémons verts.

 

          On demande : où sont-ils ? Sont-ils roi dans quelque île ?

          Nous ont-ils délaissés pour un bord plus fertile ?

          Puis votre souvenir même est enseveli.

          Le corps se perd dans l’eau, le nom dans la mémoire.

          Le temps qui sous toute ombre en verse une plus noire,

          Sur le sombre océan jette le sombre oubli.

 

          Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue.

          L’un n’a-t-il pas sa barque et l’autre sa charrue ?

          Seules, durant ces nuits où l’orage est vainqueur,

          Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre,

          Parlent encore de vous en remuant la cendre

          De leur foyer et de leur cœur.

 

          Et quand la tombe enfin a fermé leurs paupières,

          Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre

          Dans l’étroit cimetière où l’écho vous répond,

          Pas même un saule vert qui s’effeuille à l’automne,

          Pas même la chanson naïve et monotone

          Que chante un mendiant à l’angle d’un vieux pont !

 

          Où sont-ils les marins sombrés dans les nuits noires ?

          O flots ! Que vous savez de lugubres histoires !

          Flots profonds redoutés des mères à genoux !

          Vous vous les racontez en montant les marées,

          Et c’est ce qui vous fait ces voix désespérées

          Que vous avez le soir quand vous venez vers nous !

 

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